samedi 1 mai 2010

أحتاج صوتها لأعيش___ احلام مستغانمي


عاودتني تلك الأمنية ذاتها: ليت صوتها يباع في الصيدليات لأشتريه.

إنني أحتاج صوتها لأعيش. أحتاج أن أتناوله ثلاث مرات في اليوم.

مرة على الريق، ومرة قبل النوم، ومرة عندما يهجم عليّ الحزن أو الفرح كما الآن.

أي علم هذا الذي لم يستطع حتى الآن أن يضع أصوات من نحب في أقراص،

أو في زجاجة دواء نتناولها سرًّا، عندما نصاب بوعكة عاطفية بدون أن يدري

صاحبها كم نحن نحتاجه.ـ

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مقتطف من رواية " عابر سرير" ـ

lundi 8 mars 2010

Journée de la femme

Être une femme, c'est bruncher entre copines, parler des hommes, faire "hihi", oublier de payer EDF, hurler quand une souris traverse le quai du métro, glousser que New-York, c'est TROBIEN, aller chez le coiffeur tout le temps, surconsommer, médire, et vouloir à tout prix une paire de Louboutin. Tu sais, les pompes chères avec des semelles rouge. Rouge sang.


La contraception, c'est pas bien compliqué, ma pauvre fille. Ça commence comme cela ; un retard dans les règles, parfois inaperçu, puis la fatigue qui s’abat, les seins qui s’alourdissent à t'en tirer les larmes, un test acheté en douce, et tout de suite après, un constat, seule, dans tes chiottes, un drame. Une prise de sang pour confirmer la panique, le résultat, noir sur blanc. Et ce rendez-vous à l'hôpital, l'explication de la procédure par un robot déguisé en personnel médical. Un entretien obligatoire, ce non choix : psy, assistante sociale ou conseiller conjugal.. "Votre décision de ne pas avertir le père indique clairement un problème d'ego." Tu as failli laisser échapper un rire nerveux lorsqu’elle a prononcé le mot père mais tu ne bronches pas, tu n’as qu’une phrase en tête :"tamponne-moi ce formulaire". Non c'est pas une blague. C'est obligatoire, sinon tu enfantes et tu te démerdes avec ton gosse et ce géniteur dont tu ne veux pas plus qu’il ne souhaite le binôme que tu es à présent. S'en suit l'échographie, on te demande de regarder l'écran, on t'explique tout sur le fœtus, en disant "votre fœtus mademoiselle"; sa taille, sa position, son développement futur, on fait comme si tu allais le garder. Tu essaies de ne pas écouter, de ne rien retenir des informations, mais tu entends, à cause du "votre" bien articulé. Puis l'intervention, l’anesthésie locale, l'aspiration, les discussions du personnel soignant qui trifouille dans ton ventre. Ils papotent et t'aspirent. Puis la chambre, l'infirmière qui t’annonce qu'il est temps que tu rentres saigner chez toi. Et cette pilule, c'est toi qui as oublié de la prendre, personne d'autre.

Tu penses être au dessus du lot, que cela n'arrive qu'aux faibles ou aux beaufs, jusqu’à cette baffe, à quatre heures du matin, avinée. Puis quelques mois plus tard, un coup de poing, dans le ventre, puis un autre au visage, puis cent autres. Et ces menaces, ces promesses de douleur, de défiguration, ce regard plein de folie, cette haine. Et ton visage maintenu sous l'eau gelée de la baignoire, puis un cendrier qui te brisera le nez, cet œil au beurre noir qui ne te quitte jamais. Et tu saignes, un peu tous les jours. Et tu t'excuses de saigner autant, jusqu'à ce qu'enfin tu oses t'enfuir, au mépris de ta peur de l’hémoglobine. Et cet homme, c'est toi qui l'as choisi, personne d'autre.

Un autre jour, le test de grossesse positif n'est plus une mauvaise nouvelle, car vous êtes deux et adultes cette fois-ci. Nausées insupportables, fatigue, mais tu rayonnes car c'est bien ainsi, tout est prévu. Quatre mois et demi, des saignements, la douleur, l’inquiétude, l'obstétricien qui cherche de la vie dans tes entrailles et ne trouve que du sang. C'est fini. Ton corps saigne, à cause d'un coup de poing dans le ventre. Et ce père pour ton enfant, c'est toi qui l'as choisi, personne d'autre.

Un mercredi, fin d’après-midi. Sur ta poitrine s'étouffe le souffle d'un homme marié. Trahison de femme à femme envers l'épouse de ce dernier, qui n'a ni prénom ni visage, mais qui est là, sous les draps, sur ta peau, tatouée sur cet annulaire gauche planté entre tes jambes. Et lorsqu'en plein orgasme, tes doigts, dans un spasme, se serrent autour du métal froid de cette alliance, un dégoût te saisit, ce n’est pas l’autre, c’est toi, l’infâme, la pute. Tu pensais qu'être un stéréotype, un 5 à 7, une maîtresse, ça n'arrivait qu'aux paumées. Sur cette main baguée, du sang séché, celui de son fils, qui s'est écorché, au foot, quelques heures plus tôt et que son père, attentif, a soigné. Et ce mari, c'est toi qui l'as abordé, personne d'autre.

Cette nuit-là, ce parking. 3ème sous-sol. Tu marches vers l'ascenseur, passes la double porte. Normalement, ces portes - tu les connais - font un rafut innommable en claquant derrière toi. Un rafut rassurant. Pas ce soir-là. Battants retenus par une main d'homme, dont tu as oublié le visage. En entendant le silence, tu as compris. Tellement banal t’es même tu dit, une seconde avant que son corps n’écrase le tien. Il n'y a pas eu un son, un mot, un mouvement de défense, tes muscles étaient tétanisés, ta tête traumatisée, tes cordes vocales paralysées. Il a mis un préservatif, tu te souviens avoir, sur le moment, considéré que tu avais alors de la chance. Tu ne sauras jamais combien de temps cela a duré, tu ne te souviendras jamais de son visage, et sans doute, honteuse de n’avoir pu te défendre, tairas-tu ton impuissance pour toujours. Du sang sur tes lèvres, là où il a planté ses dents, une plaie. Et ce parking, c'est toi qui as décidé de t'y garer, malgré l'heure tardive et les pages faits divers, personne d'autre.

Etre femme, c'est parfois saigner, et malgré cela, aimer les jolies chaussures.

http://www.ioudgine.com/archive/2010/03/08/journee-de-la-femme.html

samedi 23 janvier 2010

Condamnée!!

La sentence est tombée!!Il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre!!La terre a tremblé sous ses pieds, et elle faisait semblant d'être digne et calme. Elle se savait condamnée, mais ne s'attendait pas du du tout à ce que le sursis soit aussi court!!
Le choc,passé, elle se met à réfléchir; comment profiter de toutes les heures , les minutes, les secondes qui lui restent à vivre?Comment vivre pleinement tout en se sachant condamnée? Sa tête est en explosion, et elle se répète à elle même, comme si se faire mal pouvait la libérer une fois pour toute!!
Plus que deux mois!! Que peut-on faire en deux mois?Où puiser la force ?Elle avait élaboré des projets, maintenant , elle sait qu'ils n'aboutiront jamais!!
Tout sera fini dans deux mois!!Son comble de damnation, c'est qu'elle ne peut rien faire,combattre ne lui effleure même pas l'esprit, les dés sont jetés, il n'y a aucun remède,aucune issue!!
Une prière secrète l'habite, il faut que ces deux mois soient les meilleurs, il faut saisir toutes les occasions, il ne faut plus perdre de temps, il n'y a plus de temps à perdre!!
Cependant, un dilemme cornélien creuse ses méninges :comment faire de ces deux mois ultimes des moments de bonheur sans déranger, sans accaparer, sans envahir?
Que va-t-elle faire?Attendre dans son coin et souffrir en silence, ou aller de l'avant, risquer le tout pour le tout pour ne pas avoir à regretter, après?

mercredi 13 janvier 2010

هذا ما رأته منه


مندفعة .. انفعالية .. عصبية وعنيدة
صارت كذلك لفرط الإنتظار والترقّب
ستلعنك في لحظة وتعشقك في اللحظة التالية لها مباشرة
عشِقته إلى النّخاع ،إلى حدٍّ جعلها تلعنُ نفسها ولكنّها لم تلعنه أبدا
ستنطلق في الحديث عنك وعنهم وعن كرهها
لافتعالهم وحبها لوضوحك الغير دقيق وضوحه غير الدّقيق أرهقا،فهي تعشقُ النّور والشّمس والنّهار،وتهوى الإنطلاق في الحديث وهذا ذنبها ونقطة ضعفهاتتحدّث بتلقائية مفرطة ولاتبالي إن كان المتلقّي صديقا أم عدوّا

يعلو دائما حس ضحكتها عن المالوف
لم يعد لإبتسامتها حس،إنطفأ نور عينيها،فارقتها فرحة الحياة منذ أن فارقها
لن تهرب من عينيك اذا واجهتها بها بل ستثبت نظرها عليك محاولة اكتشاف شيئا اخر خلف نظراتك المغلفة باحكام
كلّ ما كانت تتمنّاه هو أن تفتحَ ما كان فيه مغلقاً ،كلّ ما كانت تنتظره هو أن تغوص يوما في بحر عيناه الحزينتان،حبيبتاها،كم سعت جاهدة لنزع مسحة الحزن عنهما،ولكن كلّ السبلِ أوصدت في وجهها، بإحكام
وتستمع لهرتلاتك العبثية باستمتاع غير مصطنع .. وتجادلك بمنطقية وربما بعد فترة ليست بهينة تصمت مدعية الاقتناع
إستمتعت حقّا بكلّ دقيقة قضّتها معه،كم أحبّت أحاديثه وهزله وجده و حتّى هرتلاته العبثيّة،كرهت استهزاء الأخرى بهاعلنا،وكم آلمها صمته فهجتها سرّا
تتنازل عن موقفها الدفاعي وتبدأ في افتراض الاعذار والمبررات الواهية .. وفي لحظة اخرى ستتحول الى شخصية لا مبالية تماما رافعة نفس الحاجز القديم
تنازلت عن كلّ شيئ،حتى عن الكرامة،ضنّت أن لا حاجز بينهما،وإن إفتعلت اللامبالاة يوما لتختبر مدى إشتياقه لها،عادت له بلهفة من الغد.لم تكن أبدا في حاجة إلى أعذار،فالغائب هو من يحتاج إلى عذر وهي كانت دوما الحاظرة
ستكرهك لأنك أجبرتها أن تصبح أخرى .. وتعشقك لأنها معك تكون في صورتها الأولى كما لم تكنها ابدا
لم يعرفِ الكره طريقا إلى قلبها يوما،أحبّته وستظلّ تحبّه،تنزف ألما وتحبّه،تبكي دماً وتحبّه،تكابد لوعة وتحبُّه
ستهاتفك بدل المرة الف فقط لأنها تريد .. وتتجاهلك يوما او أكثر فقط لتثبت لنفسها شيئا لا يحتوي على اقل قدر من الصحة

كانت تهاتفه لتطمئن عليه لتخاطبه،لتسمع صوته،لتقرّب المسافة بينهماعشِقت أذنها صوته العذب فكرّرت الإتّصال مرّات ومرّات وما من مجيب،قوارير الرّسائل لم تهتدي معظمها الى شطآنه،وربّما تحطّمت على صخورلامبالاته،وربما غرقت في مياه النّسان
ستكابر وتستسلم وتعلن العصيان وتحارب وتضعف وتتمرد
فقط لانك قد تنجح في شق طريقك الى داخلها وربما في غفلة منها سرقت عناصر التركيبة
كابرت وإستسلمت وأعلنت العصيان وحاربت وتمرّدت و ضعفت وإستكانت وهُزمت.. ميزان القوى مختل وعناصر التركيبة مسلوبة أصلا وفي غفلة منها سُرقت منها الحياة

lundi 11 janvier 2010

هذا ما اراه مؤخرا منها ..


مندفعة .. انفعالية .. عصبية وعنيدة
ستلعنك في لحظة وتعشقك في اللحظة التالية لها مباشرة
ستنطلق في الحديث عنك وعنهم وعن كرهها لافتعالهم وحبها لوضوحك الغير دقيق
يعلو دائما حس ضحكتها عن المالوف
لن تهرب من عينيك اذا واجهتها بها بل ستثبت نظرها عليك محاولة اكتشاف شيئا اخر خلف نظراتك المغلفة باحكام
وتستمع لهرتلاتك العبثية باستمتاع غير مصطنع .. وتجادلك بمنطقية وربما بعد فترة ليست بهينة تصمت مدعية الاقتناع
تتنازل عن موقفها الدفاعي وتبدأ في افتراض الاعذار والمبررات الواهية .. وفي لحظة اخرى ستتحول الى شخصية لا مبالية تماما رافعة نفس الحاجز القديم
ستكرهك لأنك أجبرتها أن تصبح أخرى .. وتعشقك لأنها معك تكون في صورتها الأولى كما لم تكنها ابدا
ستهاتفك بدل المرة الف فقط لأنها تريد .. وتتجاهلك يوما او أكثر فقط لتثبت لنفسها شيئا لا يحتوي على اقل قدر من الصحة
ستكابر وتستسلم وتعلن العصيان وتحارب وتضعف وتتمرد
فقط لانك قد تنجح في شق طريقك الى داخلها وربما في غفلة منها سرقت عناصر التركيبة

La vipère

Tu es contente maintenant?Tu as eu ce que tu as voulu?Tu es arrivée à tes fins?Tu as assoupis désirs de revanche?Prends -le , il est à toi!!Ton stratagème machiavélique, j'aurais du m'en douter dès le début, je n'aurai jamais du te fréquenter, toi l'infréquentable, mais tu as su comment te glisser dans ma vie, et avec ma spontanéité et ma naïveté, je n'ai pas été longue à tomber dans ton piège.Ta sincérité envers moi,je ne l'ai jamais sentie, j'ai toujours été sur mes gardes avec toi et j'ai toujours évité ta langue de vipère,ton agressivité et ta méchanceté gratuite!!Et pourtant, tu m'as piégée!!Tous tes pseudo- conseils n'avaient qu'une fin,qu'un but: l'éloigner de moi pour te rapprocher de lui. Tout ce que tu me disais de ne pas faire , tu le faisais , toi et , je suis plus que persuadée, que derrière mon, dos, tu ne ménageais aucun effort pour salir mon image,pour me tourner en ridicule, et va savoir ce que tu as pu inventer sur mon compte!!Et maintenant, tu es là , à te régaler, à te lécher les pouces comme un ogre qui a dévoré sa proie et qui s'en délecte, et tu ne te caches même pas , tu le fais devant mes yeux et devant les siens aussi , et lui ,il ne bouge pas le petit doigt , il te regarde faire et sourit!! J'assiste à vos petits jeux malsains qui visent à m'atteindre, un peu éberluée, de voir un homme se faire mener par le bout du nez, de voir la turpitude et la bassesse de ton entreprise, et je le prends en pitié, oui, je le prends en pitié car,comme moi , tu as su le manipuler,et il ne se doute de rien, il na aucune idée sur ce que tu as pu raconter à son compte, ses secrets que tu m'as dévoilé, les noms et les insultes avec lesquelles tu l'as traité!!Rassures-toi, je ne me rabaisserai jamais à le lui répéter, je ne bois pas à cette eau là, moi!!Prends-le, ton dieu sur terre, régale-toi et profites-en bien , car tu seras bientôt larguée aussi,comme les fois précédentes,et comme toutes celles qui sont passées avant toi

lundi 14 décembre 2009

Ce soir, il était rentré un peu plutôt que d'habitude, il avait une rose à la main et un paquet de chocolat acheté chez son chocolatier préféré!! Sous son regard étonné, il fit du feu dans la cheminée, pressa les enfants de se mettre au lit. Depuis quelques jours, il avait remarqué qu'elle s'éloignait de lui de plus en plus et que toutes leurs conversations ne tournaient qu'autour du bon fonctionnement du ménage!! Il l'invita à s'asseoir près de lui et lui demanda ce qu'elle voulait regarder à la télé!!Toute cette attention subite la mettait mal à l'aise,elle avait pris l'habitude de plonger sa tête dans son livre afin d 'empêcher toute discussion possible, et de fuir. La lecture était son seul moyen d'échapper à la dure réalité qu'était devenue sa vie, elle ouvrait la page d'un livre et elle n'était plus là, elle s'évadait et vivait l'amour par procuration à travers les personnages des romans qu'elle dévorait...
Ce soir, il se passait quelque chose d'inhabituel , cet homme qu'elle avait tant aimée tentait de la reconquérir... Était-ce passager ou songeait -il vraiment à une remise en question de leur vie de couple?Pourquoi en étaient -ils arrivés là?Que voulait-il au juste?Une multitude de questions lui traversèrent la tête, mais elle se refusait d'y répondre!!Il arrive un peu en retard, son coeur ne lui appartenait plus!!